Beni : Une marche des enseignants pour dire non à l’insécurité

Les enseignants, membres du Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT) et le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) envisagent une marche de sommation ce vendredi 02 novembre à Beni pour dénoncer l’insécurité observée dans cette partie du Nord-Kivu.

D’après Pascal Muliwavyo, Secrétaire permanent du SYNECAT/Beni, la manifestation débutera au rond-point ENRA en passant par le rond-point du 30 juin de Beni jusqu’à l’Hôtel de ville où les manifestants pourront déposer auprès de l’autorité urbaine un mémorandum contenant leurs doléances et exigences.

À l’en croire, c’est une marche dite pacifique au cours de laquelle ils pourront exprimer publiquement leur ras-le-bol face aux massacres répétitifs à Beni et exiger au gouvernement congolais de rétablir la paix et la sécurité dans la région, longtemps devenue la cible des groupes armés négatifs notamment l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF) qui tuent, violent, kidnappent la population depuis maintenant quatre ans.

Il appelle ses pairs enseignants à prendre massivement à cette manifestation pacifique et souhaite qu’il n’y ait pas dérapages, casses et répression, moins encore paralysie d’activités socioéconomiques.

La pression va continuer

« Après la marche de ce vendredi 02 novembre, les enseignants ne vont pas baisser les bras, ils vont vont intensifier des actions de grande envergure afin que la paix et la sécurité règnent à Beni « , a renseigné l’un des leurs.

Il sied de noter que lors d’une interview accordée cette semaine à Top Congo et Radio Okapi, le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et initiation à la nouvelle citoyenneté, Gaston Musemena, a salué les actions initiées par les professionnels de la craie de Beni, et a laissé entendre qu’il va mettre pression à ses homologues au sein du gouvernement afin que la paix et la sécurité soient rétablies à Beni.

Il faut également signaler que les activités scolaires restent paralysées à Butembo. En marge de la troisième journée de ce mercredi 31 octobre, plusieurs écoles privées, publiques voire conventionnées catholiques n’ont pas ouvert leurs portes en vue de compatir avec la population de Beni et rendre hommage aux victimes de massacres répétitifs de Beni.

Fabrice Ngima

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