Campagne électorale en RDC : Internews organise un café avec les journalistes sur les inégalités du genre

Dans le cadre de son programme « Vox Congo », la structure pour le développement et de l’independance des médias Internews a organisé un café de presse, jeudi 22 novembre, au siège du Jed à Kinshasa, autour du thème « Comment les femmes candidates peuvent-elles parvenir à surmonter les inégalités hommes femmes pendant la campagne électorale ? ».

 

 

Ce café de presse était animé par quatre intervenants dont deux candidates députés, une femme des médias spécialisée dans le suivi électoral et un coach en communication politique. Tour à tour ils ont répondu aux questions des journalistes présents dans la salle.

 

Selon la candidate députée, immaculée Kibalonda, les barrières que rencontrent les femmes pendant les campagnes électorales sont nombreuses notamment : le combat que mènent les hommes contre les femmes actives sur terrain et le manque de financement adéquat par les partis politiques. Elle a préconisé une autonomisation effective de la femme pour pallier ses difficultés.

 

Par contre, immaculée Tshialonga pense que le financement de la campagne est difficile pour les femmes qui n’ont pas de travail ni source de revenus. Elle a affirmé que certaines femmes ne sont pas assez compétitives, car elles ne maitrisent pas l’idéologie et la vision de leurs partis politiques.

 

A son tour, le coach politique Eugène Kandolo a indiqué que les femmes en faisant allusion à la parité, doivent enlever de leurs têtes que les hommes sont leurs ennemis. Il a également évoqué le côté embarrassant de la loi électorale en citant un article en ces termes :  » les partis politiques doivent déposer les listes en respectant la parité. Toutefois si ces partis n’ont pas trouvé de femmes, ils peuvent toujours déposer. Cet article est embarrassant car le toutefois annule tout et implique des injustices pour le compte des femmes candidates « .

En tant que journaliste spécialisée dans le suivi électoral, madame Souzy bakajika a martelé sur les barrières culturelles qui contraignent les femmes à être toujours derrière les hommes. Ce manque de confiance et de volonté politique a introduit la peur d’une prise de parole en public. Elle a renchéri en disant que les violences sexuelles, morales et physiques sont des freins pour la participation massive des femmes lors des campagnes électorales.

 

Signalons que ce café de presse a été organisé dans le cadre du lancement de la campagne électorale qui a débuté jeudi 22 novembre dernier dans l’ensemble de l’étendue nationale.

 

Nancy Manuana.

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